Cette voix comme un couteau
enfoncé au coeur de l'ombre
c'est la grande soif sans arbres
le désert qui veut parler
de tous ses os desséchés
de sa vieille langue triste
et ne chante que misère
jusqu'au jardin invisible
Soudain s'éclaire le monde
d'un feu qui vient des racines
et d'une allure frivole
se connaît la certitude
Nous suivons la même route
contournons les mêmes arbres
Sur un tas de grands débris
se lève notre soleil