Douce est la brasse
entre les écueils de feu
dans la nuit remuée
de courants familiers
La bête aux yeux pâles
et l'algue confuse
me livrent passage
au chemin d'écume
Ici dit le sable
sa clameur natale
ici chante l'étoile
son droit de prendre vie
Mes mains s'enracinent
aux veines de l'onde
boivent sel et sang
et la joie du monde