- L’esprit ? Connais pas. Vous connaissez l’esprit,
vous ?
- L’esprit ? Je le tiens embrassé, ou peu s’en
faut.
Je suis sacré. Tout le monde le dit, et c’est
vrai.
Scarabée scatologique, ontologique, béatifique.
Je regarde droit en moi, dans l’axe. L’axe qui
rime avec sexe. Mon cerveau transparent laisse voir Dieu.
Les nervures de mon cerveau.
Je suis si ténu que je ne suis plus moi. Je suis
habité.
J’exprime autre chose. La chose capitale.
Je n’agis pas, c’est plus commode.
L’œuvre est dans mes bras, il me suffit de la
rouler. C’est une planète surprenante et docile, dont je suis
le médiateur.
Tout m’autorise, évidemment.
Des taches d’hébétude rongent l’écu céleste. A
mi-chemin je vis d’ambiguïté.
Vomissure et incendie, qui pourrait comprendre ? Mais qui comprendrait
serait « anormal et équivoque » (sic). J’ai dit.
A l’ami, je demande tout, même l’amour. Au ciel la pourriture.
Je ne ris jamais. Je retombe. J’ai l’air de la mort. Ce n’est
qu’un air. Sacré nom de Dieu.
Ce n’est pas moi qui parle. Je suinte par tous les bouts.
Je suppure d’aise. Cherchez l’homme.