Piqué rayé, maillot de bain mode. Guêpe précise.
Chute de la guêpe le long de sa faim terrible. Droit le long de
sa ligne de vie et de mort. La faim seule existe. Est-ce la faim
? Mandibules prêtes, elle pique. Imprudence de cette direction
totale. Pas le temps de voir l’adversaire. Il n’y a pas d’adversaire.
Seulement des obstacles. Murs, formes du hasard. L’aiguillon est
un autre. Il n’obéit pas. Meurtre et suicide. On n’y peut rien.
J’ai eu des tiroirs pleins de guêpes. Des tiroirs d’alvéoles de
guêpes. Elles naissaient au chaud de la cuisine. Molles d’abord,
puis dégelées, actives. Et voilà qu’elles fonçaient, comme toi,
mon amour. Une fois, deux fois, cent fois, avec cet appétit qui
fait les grandes destinées, les grandes passions, les chutes étonnantes.
Aimantation effrayante des guêpes splendides. J’ai eu de pleines
assiettes de guêpes, que j’écartais, pour manger.