Personne ne croit au maquilleur, et tout le monde
rit de le voir cracher ses noyaux d'olives. Mais on rit avec la
gêne qui tamise le rire en ces contrées insalubres.
Ses bras à ressorts manigancent des éclipses, sa
langue pointue attise la ferronnerie céleste. Et son nez
descend en cascade jusqu'à des intentions imprécises.
O la moisissure des yeux verts dans l'interstice des grandes paupières.
On s'y penche jusqu'à la mort, pour découvrir cette
femme noire grignotée de noyaux d'olives. Mais bientôt
on ne verra plus que des lambeaux de chair et un oeil qui rêve.