Le lupasco est beau à voir quand au détour
d'un chemin il ouvre sa gueule admirable sur un ciel de plein
hiver et semble prêt à avaler la plaine et la colline,
plus deux ou trois villages innocents. Son profil se dessine en
noir pur, ses dents ressortent aiguës et longues, son corps
dressé est un tronc d'arbre foudroyé, placé
là pour nous avertir d'une légende inachevée.
Il reste à se tenir sur ses gardes, à ne pas entrer
dans la fable à l'instant des larmes et du sang.
Ceci est bon pour tous, gens de toutes croyances,
circoncis et incirconcis, disciples et gourous, méfiez-vous
du lupasco.