L’ère crétine

 

 

Salut, bête compatissante, qui me détrempes pour mon bien, m’enveloppes de compresses de pitié. Dont je n’ai que faire. La rigueur de vivre me convient. Pas de ménagements. Anthracite, quartz. Que cela blesse. Pourquoi pas ? Croyez-vous que je veuille galvauder cette misère ? Que je tienne à m’emmitoufler contre le ciel, à me délivrer de l’eau, à me couper du feu ? J’aime mon espèce d’espace, ma montagne, ma forêt. Une tige dure marque le chemin de mon mental. Le menthol m’indispose. Etes-vous indisposée ? Allez vous coucher avec qui vous voudrez. Moi, je saigne, ou plutôt non, je suis heureux comme la pierre. Plus de somnifères, je dors à mon gré. Je m’éveille à ma guise. Je ne gueule que pour m’attabler. J’étale du sable devant moi, toute une plage où je puisse ramer. Des vagues gâteuses se brisent, me disent votre voyage. Allez, allez.