Si Monsieur veut bien que je lui nettoie son bureau,
si Monsieur désire que je lave son pyjama, Monsieur n’a qu’à parler,
je suis là pour ça. Langage auquel je ne suis point habitué, et
qui me donne le frisson. Monsieur se replie sur lui-même, et s’interroge
sur sa puissance. Si Monsieur a besoin que je lave son cerveau,
je suis à sa disposition. Monsieur veut-il que je le débarrasse
d’un seul coup de cet amour qui le gêne, de ces remords qui le
détruisent, de ces larmes qui flottent à l’intérieur de Monsieur
? Il suffit que Monsieur lève le petit doigt, qu’il fasse un bruit
de cils, un air de deux airs, et voilà que l’ennemi de Monsieur
tombera mort en travers du chemin. Les bras en croix si Monsieur
préfère, ou les mains jointes sur la poitrine, et faisant des
excuses à Monsieur pour l’avoir dérangé de son vivant.