Cela se passe dans les cheveux, à certains endroits
précis. Tout à coup, c’est comme un avertissement, un signal d’alarme.
Bon, je fais l’ignorant, je lis la gazette. Le signal sonne une
deuxième fois, il faut que j’y aille. Tout doucement d’abord,
d’un léger coup d’ongle. Une onde me parcourt. Je ricane. Un zeste
cristallise la force. C’est elle qui prend la place, arrache le
cuir chevelu, des touffes de poils avec, puis déborde, décape,
dépèce, partout, le dos, le ventre, les os. Que rien ne reste.
Je respire enfin. Je suis respiré.