Hélas, je n'en suis plus aux arbres ! J'ai
voulu écrire un nouveau poème sur un arbre. Comme
autrefois. Sur un arbre surprenant, inséré dans
le sol humide d'un coup de pouce, un filon de terre de sienne,
puis déployé comme une lessive violette, un arbre
toutes voiles dehors, couvert de parfums orientaux, et équilibré,
dans l'axe. Un arbre odorant et paré comme une femme. Mais
non, le poème a déraillé, je me suis mis
à appuyer, le couteau s'est enfoncé. Trop. Espèce
d'Arabe. Ce qui me manque c'est la légèreté.
Mais quoi, la maladresse n'a jamais été un crime,
que je sache.